Ce test a été réalisé sur PS4

The Evil Within est un TPS survival horror créé par Shinji Mikami, le papa de Resident Evil et producteur de Devil May Cry. Dans ce second opus, on retrouve Sebastian Castellanos qui ne s’est toujours pas remis des horreurs qu’il a pu vivre à Beacon il y a 3 ans. Après la disparition de sa femme et la mort de sa fille, il noie son chagrin dans l’alcool. C’est alors que son ex-partenaire Juli Kidman, lui révèle que sa fille Lily est en réalité toujours en vie et qu’il va devoir replonger dans le STEM s’il veut la sauver !

 

Une exploration plus libre du STEM

Dès les premières heures de jeu on peut noter diverses inspirations à la Resident Evil, Silent Hill, The Last Of Us et même The division avec ce nouveau monde semi-ouvert.  Plusieurs petites maps de la ville d’Union à explorer, pour récupérer divers objets et améliorations avec quelques missions secondaires au passage. Ce qui donne un agréable sentiment de liberté, au détriment malheureusement de l’oppression que l’on pouvait ressentir dans le un.

 

The Evil Within 2 Obscura

theevilwithin2.bethesda.net/fr

 

Les boss sont par ailleurs moins emblématiques pour certains, on a juste l’impression qu’un générateur aléatoire de membres et de scie est passé par là… L’ambiance sonore est quant à elle au rendez-vous avec une mise en scène magistrale de Stephano, qui est clairement le personnage le plus intéressant de cet opus. Certes, l’histoire est moins complexe et plus simple à suivre, mais du coup il n’y a pas vraiment de profondeur. Je n’ai pour ma part pas été étonné du déroulement de celle-ci et du destin des personnages secondaires, qui sont malheureusement plus typiques les uns que les autres. Comme tous les jeux actuels, le protagoniste est bien plus travaillé visuellement, les expressions et en particulier le regard. Même si les graphismes sont un peu en retard, on reprochera surtout à ce nouveau monde ouvert, des murs invisibles, un affichage tardif du décor et par moment certains ralentissements.

 

The Evil Within®2 Art

Image tirée du jeu

 

L’infiltration avant tout

Le gameplay s’est assoupli, mais reste encore bien rigide, une bonne chose d’une certaine manière si vous souhaitez vous sentir en difficulté. Sinon pas de panique, vous pouvez rajouter l’aide à la visée qui vous servira notamment au nouveau stand de tir à la Resident Evil 4 dans votre Hub (il y a même un clin d’œil étonnant à Pokemon dans ce passage). Une bonne surprise, car vous pourrez y gagner du Gel vert pour augmenter vos compétences. L’amélioration de vos armes et de vos compétences est maintenant distincte ; un établit pour les armes et le retour de votre ancienne salle pour les capacités physiques. L’arbre est divisé en 5 branches : santé, agilité, récupération, combat et furtivité.

 

The Evil Within® 2 Stand de tirs

Image tirée du jeu

 

L’infiltration est l’un des piliers du gameplay si vous souhaitez vous en sortir, vous allez vite vous rendre compte de la répétitivité et de la facilité du titre. « Se cacher, faire une attaque furtive, se cacher, faire une attaque furtive… », l’IA n’est vraiment pas intelligente et vous pourrez la berner très rapidement en vous cachant derrière un mur ou dans un buisson. De plus, le bestiaire étant faible, leurs mouvements deviennent rapidement habituels et prévisibles, ce qui rend le jeu BEAUCOUP plus simple et beaucoup moins stressant malheureusement. Si je compare mes expériences, je suis morte environ 80 fois dans le premier opus, contre seulement 13 fois sur celui-ci et encore j’aurais pu faire mieux.

 

Pour la durée de vie, vous le finirez en moyenne entre 15h et 20h si vous fouillez en mode survie (difficulté normale). Une fois le jeu terminé, vous pourrez y rejouer en NG+ (vous gardez vos améliorations) dans la même difficulté (ou inférieur) que votre ancienne partie et vous débloquez le mode classique. Ce mode reprend les mêmes difficultés qu’en cauchemar sauf que vous ne pouvez pas améliorer vos compétences / armes et que vous n’avez le droit qu’à 7 sauvegardes dans tout le jeu ! Le trophée le plus difficile à obtenir si vous souhaitez platiner The Evil Within 2.

 

The Evil Within® 2 Mode classique

Image tirée du jeu

 

Ma conclusion

The Evil Within 2 est un excellent jeu d’une vingtaine d’heures, qui a choisi de ne pas rester sur ses acquis en évoluant vers un monde semi-ouvert. Une expérience différente du premier opus qui offre une certaine liberté, mais qui malheureusement par moment lui fait perdre son ambiance oppressante et horrifique. Si le côté die and retry du premier opus vous a rebuté alors vous serez comblé, car la difficulté de celui-ci est moindre, mais inversement si vous recherchez un défi vous serez déçu. Malgré tout la mise en scène reste unique, si vous aimez ce style de jeu, vous serez conquis par votre expérience !

16/20


Saika

Jessie alias Saika, 23 ans, habite dans le sud-est de la France et travaille dans la médiation numérique. Plongée depuis son enfance dans l’univers Geek, elle joue principalement sur PS4 et à tous types de jeux vidéo, avec une folle adoration pour la licence God Of War ! Elle adore les films/jeux d’épouvantes-horreurs et est également passionnée par la culture Japonaise. Elle rejoint l'équipe Hypnotica en tant que rédactrice en octobre 2017 puis devient responsable des rédactrices en décembre 2017.

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